Odeurs et COV

Thématique

L’équipe « Odeurs et COV » est constituée de 9 personnes (6 enseignants-chercheurs dont 4 professeurs, 1 post doctorant et 2 techniciennes).

Les activités que développe l’équipe depuis 1990 portent sur les problèmes liés aux odeurs et aux composés organiques volatils (COV).

La recherche développée au sein de l’équipe recherche possède un caractère scientifique, technologique, et vise à répondre à une demande industrielle. Elle s’articule autour de trois axes:

1—Développement de méthodologies analytiques:

Les objectifs visés sont la poursuite de l’étude de la  micro-extraction sur phase solide (SPME) en alternative aux méthodes traditionnelles de prélèvement, avec comme domaines d’application les COV dans l’air intérieur et les nuisances olfactives industrielles,  (ii) de relier les aspects chimiques avec l’odeur par la mise en place d’une approche méthodologique permettant de relier l’intensité d’une odeur à la composition d’un mélange, (iii) d’évaluer le risque lié aux bioaérosols en prenant en considération l’état physiologique (morts, ou vivants) des organismes et la localisation de la mort cellulaire (dans l’air ou lors du prélèvement). L’objectif est d’étudier le lien entre le principe physique de collection et la viabilité des organismes.Les travaux sont principalement axés sur les méthodes de prélèvement et de pré-concentration pour l’analyse de traces par chromatographie gazeuse (CG) et par couplage chromatographie gazeuse/spectrométrie de masse (CG/SM). Parmi les techniques existantes, l’adsorption sur supports solides et la microextraction sur phase solide (SPME) sont particulièrement étudiées. Ces méthodologies sont mises en oeuvre en étroite relation avec le traitement des effluents gazeux. Les objectifs sont le diagnostic des rejets ou des atmosphères ambiantes ainsi que le contrôle de l’efficacité des procédés de dépollution. Cette compétence s’illustre à travers de nombreuses études sur site ou en laboratoire réalisées pour le compte d’industriels.

2—Mécanismes d’émission et de dispersion:

Il consiste à poursuivre les essais avec le dispositif de chambre à flux développé au laboratoire et la veille scientifique sur les dispositifs développés par d’autres laboratoires, s’orienter vers l’utilisation de réseaux de capteurs et de modèles de modèles de rétrodiffusion (Relation source/impact) ; mettre au point une méthode permettant de prévoir la gêne olfactive sur un territoire. Les recherches développées sur cette thématique portent en particulier sur la connaissance des mécanismes régissant l’émission des composés odorants à partir de sources surfaciques passives (lagunes, lits de séchage de boues,…). L’objectif est la mise au point et la validation de dispositifs de prélèvement adaptés (chambres à flux) permettant de caractériser l’émission de ce type de sources, et par là même d’envisager la modélisation.

3—Développement et amélioration de procédés de traitement

Les objectifs, volontairement recentrés depuis plusieurs années uniquement autour des procédés biologiques, visent la finalisation de l’étude du fonctionnement d’une microflore libre impliquée dans la dégradation de mélanges complexes de COV, l’étude de la relation diversité microbienne-fonctionnement au sein de biofiltres traitant des effluents gazeux malodorants,  l’étude des mécanismes de la biofiltration passive pour le traitement des gaz à effet de serre et des composés odorants.

Trois familles de procédés sont étudiées:

  • Procédés biologiques (biofiltration, lavage biologique)
  • Procédés physico-chimiques (adsorption, absorption, couplage adsorption-absorption)
  • Procédés d’oxydation catalytique à faible température et de couplage adsorption-oxydation catalytique in situ

L’application de ces procédés est examinée sur les composés odorants et sur des mélanges complexes de COV.

Une structure et des outils adaptés:

L’équipe « Odeurs et COV » regroupe des compétences reconnues dans son secteur d’activité et dispose d’un important réseau de partenaires industriels comme universitaires. Elle dispose par ailleurs d’un outil de travail moderne (Laboratoire de 2500m 2, halle d’essais pilotes de 400 m 2), et bien équipé (tous dispositifs de prélèvement et d’analyse, unités pilotes de laboratoire ou semi-industrielles) ce qui lui permet de répondre avec efficacité aux questionnements des industriels.

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