Recherche

Les objectifs de l'équipe Risques et Qualité de l'air de l'Ecole des Mines d'Alès s'intègrent dans une démarche de prévention, de protection et de gestion de crise, dans le cadre d'accident majeur ou de catastrophe naturelle. Ils recouvrent l'étude des paramètres qui conduisent à la situation catastrophique, l'évaluation des conséquences en situation de crise et la proposition de solutions pour limiter les impacts sur l'homme et l'environnement.

L'Equipe Risques et QUalité de l'Air mène des recherches sur la qualité de l'air et le risque environnemental.

Du point de vue de la recherche sur la QUalité de l'Air, elle est volontairement recentrée depuis plusieurs années uniquement autour des procédés biologiques, visent la finalisation de l’étude du fonctionnement d’une microflore libre impliquée dans la dégradation de mélanges complexes de COV, l’étude de la relation diversité microbienne-fonctionnement au sein de biofiltres traitant des effluents gazeux malodorants,  l’étude des mécanismes de la biofiltration passive pour le traitement des gaz à effet de serre et des composés odorants.

Elle se donne tous les moyens pour poursuivre les essais avec le dispositif de chambre à flux développé au laboratoire et la veille scientifique sur les dispositifs développés par d’autres laboratoires, et s’oriente vers l’utilisation de réseaux de capteurs et de modèles de modèles de rétrodiffusion (Relation source/impact), afin de mettre au point une méthode permettant de prévoir la gêne olfactive sur un territoire. Les recherches développées sur cette thématique portent en particulier sur la connaissance des mécanismes régissant l’émission des composés odorants à partir de sources surfaciques passives (lagunes, lits de séchage de boues,…). L’objectif est la mise au point et la validation de dispositifs de prélèvement adaptés (chambres à flux) permettant de caractériser l’émission de ce type de sources, et par là même d’envisager la modélisation.

Du point de vue de la recherche sur le Risque environnemental, elle présente deux aspects fondamentaux :

  • Un aspect scientifique et méthodologique avec la modélisation de phénomènes comme la dispersion de gaz toxiques, la dispersion aquatique accidentelle de polluants, l'incendie, la maîtrise de l'urbanisation autour des sites à risques, les risques liés aux transport de marchandises dangereuses, la pollution marine, les inondations et les feux de forêts
  • Un aspect expérimental avec la réalisation d'essais sur le terrain et en laboratoire portant par exemple sur la dispersion de gaz industriels avec mise en place de dispositifs de protection (rideaux d'eau ascendants ou descendants), le rejet de traceur dans un canal d'adduction d'eau, l'étude de la capacité de l'infiltration des eaux dans un sol etc.

Plus précisément, dans le domaine des risques industriels, les actions réalisées sont:

  • La modélisation déterministe et probabiliste des phénomènes et des conséquences des accidents majeurs (incendie, explosion, dispersion) avec le développement d'outils de calcul de distances d'effets.
  • L' évaluation de l'efficacité des systèmes de protection par l'étude de dispositifs ou existant tels que les rideaux d'eau descendants ou les lances queues de paon (utilisé par les sapeurs-pompiers).
  • L'étude et la cartographie de la vulnérabilité de l'homme et l'environnement permettant la hiérarchisation des cibles exposées à un scénario accidentel (dans le cadre de la maîtrise de l'urbanisation autour des sites à risques) .

Dans la partie risques naturels, les démarches proposées sont

  • L'étude de l'aléa , dans le but de développer et d'optimiser des outils opérationnels de prévision des phénomènes (feux de forêts et inondations). Cet axe de recherche s'effectue en collaboration avec les principales institutions concernées tels que les Service de Prévision de Crue et le SCHAPI (Service Central Hydrométéorologique pour la prévision des Inondations)
  • L'évaluation de la vulnérabilité, et plus précisément sur la relation entre l' alerte et la réaction des acteurs vis-à-vis de cette alerte. Ces recherches sont menées en relation avec les acteurs concernés, à savoir entre autre, les SDIS, la DREAL, collectivités locales, etc.
  • L'utilisation des Systèmes d'Information Géographique, et leurs rôles dans la gestion de crise . Ce thème transversal permet d'alimenter les recherches des deux précédents, les SIG étant en effet un outil fondamental pour la gestion de crise. D'autres possibilités d'utilisation de ces systèmes d'information sont également envisagées, notamment dans le domaine de la culture et de la mémoire du risque (gestion du retour d'expérience suite à une catastrophe naturelle par exemple).

Objectifs

Les objectifs de recherche de l'équipe sont de :

  • Comprendre, modéliser et prévenir les événements, d’origine humaine,  naturelle, technologique.
  • Etudier les impacts humains, sanitaires, environnementaux, des catastrophes naturelles et des accidents industriels.
  • Développement et amélioration de procédés de traitement
  • Développer de méthodologies d'analyse de gaz odorants
  • Comprendre les mécanismes d’émission et de dispersion

Trois familles de procédés sont étudiées:

Procédés biologiques (biofiltration, lavage biologique)
Procédés physico-chimiques (adsorption, absorption, couplage adsorption-absorption)
Procédés d’oxydation catalytique à faible température et de couplage adsorption-oxydation catalytique in situ

L’application de ces procédés est examinée sur les composés odorants et sur des mélanges complexes de COV.

Une structure et des outils adaptés:

L’équipe « Odeurs et COV » regroupe des compétences reconnues dans son secteur d’activité et dispose d’un important réseau de partenaires industriels comme universitaires. Elle dispose par ailleurs d’un outil de travail moderne (Laboratoire de 2500m 2, halle d’essais pilotes de 400 m 2), et bien équipé (tous dispositifs de prélèvement et d’analyse, unités pilotes de laboratoire ou semi-industrielles) ce qui lui permet de répondre avec efficacité aux questionnements des industriels.

L'ensemble de ces activités a permis à l'équipe Risques Industriels et Naturels une forte reconnaissance au niveau national et européen.

L’Institut des Sciences des Risques Robert Casso a été cofinancé par l’Union Européenne. L’Europe s’engage en Languedoc-Roussillon avec le Fonds Européen de développement régional.