Thèses en cours

Doctorants

Audrey COURTIER

Impact sanitaire et environnemental de la présence de cyanobactérie dans le bassin de Thau

Thèse réalisée avec le LGEI

La présence de contaminants environnementaux dans le bassin de Thau pose des problèmes à la fois pour l’économie locale et des questionnements en termes de santé publique.

Publiée en 2013, une étude épidémiologique réalisée par le CHU de Montpellier a montré que le risque de développer une maladie neurodégénérative (et notamment la sclérose latérale amyotrophique) était plus importante chez la population vivant à proximité du bassin. Si la présence de cyanobactéries productrices de toxines BMAA (béta-Méthylamino-L-alanine) constitue un facteur de risque pour le développement de cette maladie, le lien formel n’a à ce jour pas pu être établi. Le projet de thèse visera à définir les facteurs environnementaux pouvant influencer le développement de maladies. Dans le cadre de cette thèse, les acteurs locaux comme le syndicat mixte du bassin de Thau seront sollicité."

Mots-clés :  Gêne Olfactive, COV, impact sanitaire , Traitement

Ayoub AIT MESSAOUD

Caractérisation des émissions gazeuses émises par les matériaux entrant dans la composition d'un produit fini et par le produit fini lui-même afin d'identifier les composés susceptibles d'altérer les propriétés sensorielles du produit

Thèse réalisée avec le LGEI

Les problèmes d’odeurs sont devenus  ces dernières années de plus en plus structurants pour l’activité industrielle en général, et dans le domaine des matériaux en particulier. L’odeur en effet le premier message que nous recevons sur la qualité de notre environnement aérien, et l’équation « mauvaise odeur » = risque pour la santé est bien ancrée dans l’inconscient collectif. La perception par un consommateur d’une odeur non conforme à elle attendue ou espérée provoque donc le plus souvent une réaction de rejet liée à ce sentiment, souvent non justifié, d’un risque potentiel pour sa santé ou celle des siens.

Dans ce contexte, comprendre les relations entra la composition chimique des émissions gazeuses d’un matériau et les différentes dimensions de l’odeur, de manière à pouvoir engager si nécessaire des mesures correctives ou préventives, est essentiel.

L’analyse olfactométrique (l’évaluation de la force, de la qualité du caractère agréable ou désagréable de l’odeur) permet de mieux comprendre les préférences et les attentes des clients/consommateurs/riverains, et constitue donc à ce titre, un outil d’aide à la décision.

Donc cette démarche de croisement de données physico-chimiques et olfactométriques, en renseignant sur les composés en lien avec les différentes caractéristiques de l’odeur, permet de prendre des décisions stratégiques avec une fiabilité renforcée. Elle constitue donc un atout pour les entreprises dans un contexte économique difficile et une concurrence internationale accrue qui nécessitent de se différencier par le biais de l’innovation, de la qualité  ou de l’image.

>Mots-clés : Matériaux, Gêne Olfactive, COV, Physico-Chimie, Analyse Sensorielle, Traitement de Données

Massisilia MEDJKOUNE

Vers une approche non-orientée de la caractérisation de la qualité d’une odeur

Thèse réalisée en co-tutelle avec le LGI2P

La complexité de l'évaluation de la qualité de l'odeur revient à la difficulté d'identifier ou de décrire une odeur par des non-spécialistes. Actuellement, l'industrie a longtemps compté sur les procédures d'évaluation bien définis comme par exemple dans le cadre des expériences d'analyse sensorielle. Ces expériences sont très coûteuses pour l’industriel.

L’évaluation de la qualité des odeurs est souvent faite par des descripteurs linguistiques contrôlés fournies par des spécialistes formés, capables de qualifier l’odeur en utilisant des descripteurs précis.

Parmi les approches utilisées actuellement se trouvent la roue des odeurs et le champ  d’odeurs. Ces méthodes utilisent une approche orientée sur la base d'un référentiel commun pour qualifier les odeurs, ce qui permet de faciliter la caractérisation de l’odeur. En effet, forçant les évaluateurs à utiliser des descripteurs spécifiques, elles facilitent la compréhension, l'interprétation et le traitement des résultats. Néanmoins, une phase d'apprentissage des descripteurs est nécessaire pour utiliser ces méthodes, ce qui empêche leur utilisation par des non-spécialistes, par exemple des consommateurs. Elles présentent également quelques inconvénients pour l’industriel, i)  des coûts supplémentaires de formation, ii)  un nombre restreint de descripteurs que les experts s'efforcent d’utiliser pour  caractériser l’odeur iii) et  un nombre d'évaluateurs et d’expériences limités pour évaluer une odeur.

L’objectif global de la thèse est de proposer une alternative à cette approche coûteuse et restrictive en définissant une approche automatique qui permettra d'évaluer les odeurs en se basant sur les descriptions de non-spécialistes. Cette approche évaluera une odeur en analysant les descriptions données en langage naturel fournis par les non-spécialistes. Il s’agit donc de développer une méthode qui ne nécessite ni formation préalable, ni apprentissage d’un champ lexical, d’où le nom d’approche non orientée.

Mots-clés : Odeur, Qualité, Approche non-orientée, Langage naturel, Ontologie, Similarité

Rémi SORET

Etude des émissions de micro-organismes par les bioprocédés.

Thèse réalisée avec le LGEI

La protection de notre environnement face aux différentes pollutions tient une place importante dans notre société. Un des outils pour le contrôle de ces pollutions sont les filières de traitement des effluents (liquide, solide et gazeux) basées sur des procédés physico-chimiques et biologiques.

Dans ce contexte, l’utilité des bioprocédés pour dégrader des molécules biodégradables seules ou en mélange complexe dans l’air a été démontrée. Ces bioprocédés disposent d’une flore microbienne apte à dégrader ces polluants et nécessitent relativement peu de maintenance, rendant ces procédés de traitement économiquement viables. Néanmoins, la recherche et l’industrie disposent de peu de données décrivant l’impact des bioprocédés sur leur environnement immédiat, notamment ceux liés aux émissions de micro-organismes dans l’air. C’est dans l’optique de mieux comprendre ces émissions et ces impacts que le laboratoire LGEI et la société CMI - Europe Environnement se sont associés.

Cette thèse portera tout d’abord sur l’étude des moyens de collecte des bioaérosols émis par les bioprocédés. Puis elle portera sur la caractérisation des émissions en fonction des paramètres de fonctionnement de bioprocédés tels que les biofiltres, les andains de compostage, les STEP, les tours aéroréfrigérantes et les laveurs de gaz. A partir de ces données, complétées par une étude de dispersion atmosphérique des contaminants, une approche de l’impact sanitaire de ces émissions sur la population environnante sera entreprise.

Mots-clés : Bioprocédés, bioaérosols, émissions, caractérisation, impact sanitaire.